dimanche 10 mai 2020
Déconfinement. J-1
Alors ça y est...plus qu'un seul long week-end en jog' et cheveux gras avant d'éblouir à nouveau les usagers de la ligne 13.
Je me suis dit au départ que cette période allait être une super (oui, bon) opportunité pour écrire sur cette expérience extraordinaire, dans le sens littéral du terme. Que j'allais forcément pondre un truc profond sorti des tréfonds de mon âme, avec qui j'allais passer un certain temps en tête à tête.
Et puis non. Les deux mois sont passés, je n'ai rien écrit, et ma mémoire est déjà sélective.
Première étape, la sidération.
A l'annonce de la fermeture des collèges, je prends un TGV dans le buffet, comme dirait l'autre. Un gros coup sur la tête, l'impression d'évoluer dans un nanar post-apocalyptique, avec Brad Pitt en sauveur de l'humanité. Le flingue à la main, sexy en cuir, tout ça. Mon amie Steph m'appelle : 'on en parle de cette ambiance de fin du monde???'. Oh oui on va en parler, on va faire que ça. Brad? You there? Ah ben non, Brad il est confiné dans son 2 pièces comme tout le monde, c'est pas de la fiction.
On s'organise comme on peut, et chacun doit faire avec les composantes de sa vie arrêtée au moment M: le lieu de confinement, l'espace dont tu disposes, le nombre d'enfants, leur âge et niveau scolaire, son statut (marié/célibataire/divorcé/c'est compliqué), boulot/pas boulot, voilà, démerde-toi avec ça. Gros arrêt sur image.
Et maintenant, comment je gère? Mon fils qui s'enferme dans la salle de bain pour bosser 'parce que ça capte mieux que dans ma chambre', l'impression de faire à bouffer toute la journée, la reprise frénétique du footing (oui, je sais), la folie des réseaux sociaux, les apéros Skype faussement joyeux, qui ne nous feront pas rire longtemps. La livraison de tes capsules Nespresso, en mode 'sans contact', avec un livreur aussi terrorisé que toi qui finit par balancer ton colis dans l'ascenseur.
Des profils se dessinent : le bon confiné (le provincial raisonnable), et le sale connard de parisien, qui a fui vers la province et qui court en crachant du virus sur tout le monde. Ton date Tinder rencontré 3 jours avant le confinement, ah ben merde. 135 balles d'amende pour aller boire une 8/6 à la paille sur un banc public crado avec les pigeons qui te chient dessus? Pour le 2e RV, on verra plus tard.
Et puis on prend un rythme. Chômage partiel. Passé le 'putain j'ai plus de boulot', on s'aperçoit que ça fait du bien. Ciao les mails, la pression, les coups de fil incessants et les visio-conférences. Silence. Exit aussi les faux amis, qui te pompent ton énergie et t'appellent pour savoir si tu t'en sors 'dans ton TOUT petit appartement'. Tu réalises aussi que si t'étais pas fan de ménage et une brêle en cuisine, le confinement ne changera pas la donne non plus. Après quelques efforts en mode 'puisque je vais avoir du temps', j'ai lâché l'affaire. Cuisiner ça me fait chier, retour chez Picard (coeur avec les doigts pour vous qui êtes restés ouverts pendant la crise). Que si tu étais con avant, tu le seras après. Que tes meilleurs amis sont tellement précieux. Que ton fils a vachement progressé en Fortnite. Et que tu te demandes comment ça va se passer, finalement, la rencontre avec ton match Tinder sur laquelle tu as tellement fantasmé.
BFM en perfusion, ça te passe, aussi. Infos au compte-goutte, 1 fois par jour pas plus, sous peine de finir en HP. Machin y dit que, le professeur truc y dit que..., et Pascal Praud qui comprend pas : 'Mais alors masques ou pas masques??'.
On arrête de se mettre la pression. Les premiers jours, tu te fais une to-do list géante avec tout ce que tu vas pouvoir faire avec ce temps libre : ranger, cuisiner, bouquiner, faire des jeux éducatifs avec tes gosses...parce que c'est comme ça que tu fonctionnes tout au long de l'année. Faut remplir. Tu bosses comme un âne, dès que tu as 2 minutes pour toi, tu en 'profites': shopping, ciné, expos, des gens à voir, tu passes ta vie à courir comme un poulet sans tête. Sauf que là t'as une heure par jour pour courir, sur 1km. Tu dégages les vidéos des mères parfaites, toujours promptes à sauter sur le créneau du 'chui au top': 'aujourd'hui on va faire des cordes à sauter en pâte à sel et on va trop bien s'amuser, quelle belle opportunité que ce confinement, on va pouvoir passer du temps en famille'. Elles ont vite disparu, ces vidéos...même les mères parfaites ont dû péter un boulon et finir alcooliques, comme tout le monde.
Bizarrement, tu te dis que c'est passé vite ce confinement dont tu ne voyais pas le bout. Bon il y a bien eu quelques journées de merde, en mode 'Fuck it, fuck this, fuck that, fuck you'. Sur une journée 'confinement', ça se traduit par le ras-le-bol des 4 activités planifiées sur tes journées: T'as pas envie de lire, t'arrives pas à te concentrer sur ta série Netflix, ta sieste dure 2 minutes, t'as zéro motivation pour ta séance de sport sur YouTube.Tes putains d'attestations à remplir pour ta seule activité 'plein air' de la journée, les courses au Monop'. Et la grosse tentation de trafiquer cette même attestation pour dépasser la misérable heure d'activité physique journalière généreusement octroyée par le gouvernement. Mais bon à 19h, t'as plus envie d'aller courir. Allez hop, apéro.
Mais le temps passe, malgré tout, même si on a du mal à se rappeler quel jour on est.
Et là, bim! Reprise du boulot. Aïe, ça pique.
En dehors du grand épanouissement dans la sphère familiale reconnu par tous, la France a fait une grande découverte. Mesdames et messieurs, roulement de tambours....le télétravail! C'est pas comme si on en parlait depuis 20 ans, hein.
Stupeur dans les entreprises. Mais les gens bossent, en fait! Les salariés seraient-ils dignes de confiance?!? Incroyable...On loue des bureaux à prix d'or, on oblige les gens à faire 3h de transport par jour, pour les avoir sous le nez à 9h et être sûrs qu'ils justifient leurs gras salaires, toutes ces feignasses. Cette résistance au travail à distance a été flagrante pendant la grève des transports, particulièrement en région parisienne. Beaucoup de mes amis, qui sont parfaitement capables de travailler de chez eux, ont dû se taper des journées infernales pour assurer le fameux 'présentiel'. Venir au bureau tu dois. Pas de métro? Démerde-toi, il n'est pas question que tu restes à glander chez toi en pyjama. Et là, c'est qui-qui a trouvé que le télétravail c'était top pour continuer d'assurer l'activité? Ben les mêmes. Moi ça fait 10 ans que je bosse en télétravail, et que je me tue à expliquer à tout le monde que oui, je bosse. Beaucoup. Que c'est juste une organisation différente. Mais bon, j'ai vu circuler des vidéos avec des câââdres, qui expliquent à quel point ils ont kiffé de faire leurs conf-call en Birk. Si c'est des hommes qui le disent, ça finira peut-être par être entendu. CQFD.
En même temps je ne me fais pas d'illusions : le monde 'd'après' ressemblera fortement à celui d'avant. Deux mois pour faire sa révolution intérieure, finalement c'est peu. Mais sans aller jusqu'à la révélation de la vacuité de ta vie et le départ pour aller rejoindre Matthieu Ricard au Tibet, le confinement aura eu quelques vertus, parfois. Savoir que l'on peut être seul et apprécier sa propre compagnie, que vivre un mois sans rien acheter d'autre que de la bouffe c'est faisable, réaliser que tu n'a pas besoin de grand-chose, finalement. Que tu vas quitter ton mari pour ton amant. Que les profs devraient être payés cher pour supporter 30 gosses tous les jours et arriver à les faire bosser. Etc...
Et puis il y a ceux qui n'en auront rien retiré. Les mecs qui se sont retrouvés coincés avec une famille dont ils n'ont rien à cirer, une femme et des gosses qu'ils ne voyaient que très peu et qui étaient là pour le décor. Qui ne vivent que pour leur boulot et qui se retrouvent coincés, eux des 'managers', dans la même situation que l'éboueur du coin. En moins utile. Le virus les prive de leur statut social et de leur petit pouvoir dont ils aiment tant abuser. Foin de remise en question pour eux durant le confinement. Ils n'attendent qu'une chose, le retour pleine balle au boulot, pour 'rattraper le retard'. Et toi qui sort d'hibernation et qui se dit 'Mais qu'est-ce qu'il me raconte ce con?'
Et puis voilà, aujourd'hui c'est le 10 mai.
Et la gueule du déconfinement ne ressemble pas du tout à ce qu'on s'était imaginé. On fera pas de grosse fête, finalement. C'est plutôt ambiance gueule de bois. Limite si on a envie de sortir. C'est fou ça quand même! Et en plus il pleut...Mais quel bonheur, quand même. Alors on va y aller, tout doucement. Et retrouver les gens qu'on aime💖.
dimanche 1 décembre 2019
I'm back! With a revenge...
Coucoooou!
Après quelques temps de silence passés à me ressourcer, méditer et perfectionner mes poses de yoga...I'm back! Bon en fait j'ai juste frôlé le burn out et essayé de driver une vie qui ressemble fort à un tambour de machine à laver - option essorage à 2500 tours :) Mais voilà ça me reprend, et ça fait zizir (à moi en tout cas).
Je viens de regarder mon dernier article, après l'élection de Macron...et je reprends 2 ans plus tard, pile avant le 'mur du 5 décembre'. Comme quoi le répit a été de courte durée. Et entre temps : Trump, le délicieux Kim Jong Un, la Syrie, Bolsonaro, Notre Dame qui crâme, tout cela sur fond de réchauffement climatique, que de belles choses...! Dans ce contexte apocalyptique, difficile de rester serein et non, j'ai pas de recette : la détox, le recentrage sur soi, le slow tout (fooding, working, etc...), le retour à la terre, je n'ai rien tenté de tout ça. Je sais, c'est mal, mais bon, j'ai un loyer à payer et un gosse à nourrir.
Je trouve ce monde d'une violence absolue: dans les médias, la rue, le boulot, cette pression constante pour arriver à respirer, dans tous les sens du terme, juste un peu.
Deux ans et des bananes d'abstinence de bloggitude, mais toujours l'envie d'en découdre avec nos petits travers! Enfin ceux des autres, hein, perso j'en ai pas (mais si, rhooo).
Stay tuned. Y a pleeeins de sujets qui m'énervent 😇
lundi 8 mai 2017
Macron President Elect
Et biiim! On a élu Macron, 1 mec de 39 ans, inconnu au bataillon des politiciens de profession, marié avec une femme de 64 ans, libéral, pro-européen...divine surprise dans l'ambiance délétère qui règne en France depuis quelques années!!
Je sais que rien n'est gagné mais laissez-moi savourer, au moins pour quelques jours, ce sentiment de fierté d'être française, que je n'avais, je crois, jamais ressenti de mon vivant (comme quoi tout arrive). J'avais la sensation depuis l'élection de Sarkozy de faire partie d'un pays de beaufs aigris, racistes et anti-tout: l'Europe, les migrants, les gays, les chômeurs, etc...; Des années que tout le monde fait la gueule alors qu'on vit dans un super pays: liberté, égalité, fraternité et surtout laïcité, notre exception et notre chance.
L'élection de ce type sorti de nulle part fait souffler un vent nouveau: les Barouin, Royal et consorts avaient l'air de dinosaures hier sur les plateaux télé, vestiges d'une ère poussiéreuse symbolisée par des combats gauche-droite dépassés. Et moi j'suis de gauche et je fais du social, et moi j'suis de droite et je vais buter les fonctionnaires et baisser les charges des entreprises, 30 ans qu'on entend les mêmes conneries en mode binaire.
Je ne sais pas si Macron bénéficiera d' un minimum d'état de grâce, s'il réussira là où tous ont échoué. Il a été élu sur une montagne de frustrations et un barrage au FN qui persiste malgré tout, mais c'est fragile, très fragile cette victoire.
Mais ça me fait un bien FOU de voir que les gens n'ont pas cédé à la haine et à la peur, ça me fait du bien de penser que peut-être, la France mérite ce statut particulier qu'elle semble avoir dans un monde tenté par le rejet de l'autre et le repli sur soi.
YESSS!!
dimanche 29 mai 2016
Bonne fête ta mère
Haaaa, la fête des mères...! En ce dimanche sacré, on se lève à l'aube (comme d'hab), et on imagine la scène : notre tout petit qui débarque tout fier, un énorme sourire plaqué sur sa p'tite bouille, cadeau à la main. ´Bonne fête mamaaaaan'!
Joie, ravissement lorsqu'on ouvre le précieux petit paquet, car l'instit' s'est creusée le citron : petite boîte à secret remplie de mots doux, bracelet en scoubidou multicolore, petit poème recité à toute blinde finissant invariablement par ´je t'aime Maman'?
Moi cette année, j'ai eu ça :
Il se trouve que lorsque j'ai vu il y a quelques semaines la note dans le cahier de correspondance qui demandait 'une paire de chaussettes usagées, 150 grs de riz et un bout de torchon', je n'avais pas anticipé que je retrouverai tout ce petit matos aujourd'hui, transformé avec une telle créativité. J'ai donc donné tout ce que j'avais de plus moche, pensant que cela servirait à un quelconque atelier 'motricité'. Et voilà voilà...mais comme dit mon bouchon : ´Elle a eu une bonne idée, hein, la maîtresse?'. Voui mon chéri.
Je ne veux dénoncer personne : sachez juste que la maîtresse en question sévit quelque part en Bretagne, dans une école privée de centre ville, et qu'elle doit ricaner toute seule en plantant ses poireaux ce matin. Cela n'empêche pas cet improbable bonhomme de neige de trôner en bonne place dans mon salon, dans la catégorie 'cadeau-que-je-garderai-toute-ma-vie'.
Joie, ravissement lorsqu'on ouvre le précieux petit paquet, car l'instit' s'est creusée le citron : petite boîte à secret remplie de mots doux, bracelet en scoubidou multicolore, petit poème recité à toute blinde finissant invariablement par ´je t'aime Maman'?
Moi cette année, j'ai eu ça :
Il se trouve que lorsque j'ai vu il y a quelques semaines la note dans le cahier de correspondance qui demandait 'une paire de chaussettes usagées, 150 grs de riz et un bout de torchon', je n'avais pas anticipé que je retrouverai tout ce petit matos aujourd'hui, transformé avec une telle créativité. J'ai donc donné tout ce que j'avais de plus moche, pensant que cela servirait à un quelconque atelier 'motricité'. Et voilà voilà...mais comme dit mon bouchon : ´Elle a eu une bonne idée, hein, la maîtresse?'. Voui mon chéri.
Je ne veux dénoncer personne : sachez juste que la maîtresse en question sévit quelque part en Bretagne, dans une école privée de centre ville, et qu'elle doit ricaner toute seule en plantant ses poireaux ce matin. Cela n'empêche pas cet improbable bonhomme de neige de trôner en bonne place dans mon salon, dans la catégorie 'cadeau-que-je-garderai-toute-ma-vie'.
dimanche 10 avril 2016
R.A.S
Encore un mec qui s'est fait serrer en pleine préparation d'attentat, à Argenteuil cette fois : explosifs, armes, produits chimiques et tuttti quanti, à priori pas un petit joueur.
S'ensuivent les habituels témoignages de voisins, et le portrait 'profil bas' du terroriste 2016: 'on le voyait jamais', 'un garçon poli et discret', bla bla bla.
Et comme toujours, les témoignages ahuris des 'proches' qui n'ont rien vu venir. Comme ce mec qui connait le suspect depuis l'enfance et qui n'en revient pas : 'Bah c'était un mec tout ce qu'il y a de normal, bon il disait bien qu'il fallait pratiquer plus la religion et des trucs genre 'regardes comme elles sont habillées les filles ici', mais vraiment, j'aurais jamais cru'.
Une petite réaction à ces propos, m'sieurs/dames? Non? Moi ça m'a fait bondir:
Déjà, le mec fait du prosélytisme, à priori pas un signe d'ouverture d'esprit. En plus, il critique les tenues des femmes en France, mais là pareil, personne n'y voit aucun problème. Un mec normal, en somme. Un connard ordinaire qui aimerait dire aux femmes comment elles doivent s'habiller et se comporter pour lui faire moins peur, sans doute.
Bon OK, être un beauf sexiste ne vous transforme pas illico en terroriste bas du front. (Heureusement sinon y en aurait un paquet). Mais que des propos comme ceux là n'alertent personne, c'est quand même inquiétant : perso, si je rencontre un mec qui me dit que j'ai besoin de plus de religion et de jupes moins courtes, je fuis. Le sixième sens féminin, peut-être?
:(
vendredi 11 mars 2016
Bye bye, moustache

Pendant qu'elle y va franco avec ses bandelettes de cire, elle s'enquit de mes habitudes 'beauté' : "Et vous mettez quoi comme crème? Vous vous maquillez? ça doit faire ressortir vos yeux le rouge à lèvres"
"Bah en l'occurrence, ça fait plutôt ressortir...ma moustache" Aaaargh, j'ai lâché le mot. OK pas vraiment une moustache, disons plutôt un méchant petit duvet qui se voit bien l'hiver sur ma peau claire.
"Vous devriez l'épiler!"
"Ha non non non, j'ose pas! Je l'aime bien ma stachmou, c'est mon doudou de l'hiver, ça me tient chaud'. Nan en fait c'est juste moche, mais j'ai peur que l'épilation excite mon système pileux, et je crains de me transformer en femme à barbe, genre vieille tata qui pique. Je m'imagine après, portant des lunettes de soleil et un passe-montagne pour aller à la boulangerie, tellement je ne pourrai plus affronter les regards extérieures après cette désolante tentative d'éradication du poil.
L'esthéticienne me rassure : 'Meuh non, aucun risque, moi je le fais, je vous assure vous serez contente'. Est-ce l'arrivée du printemps, ou une grosse fatigue qui altère mon jugement? Je m'entends dire un truc de dingue :'OK on y va!' Sensation grisante de liberté et de révolte!
Tout excitée, elle me barbouille de cire jusqu'aux narines. En 2 coups de bandelette c'est fait, elle devient lyrique : comme je lui dis que ça fait bizarre, elle me dit 'ha bah oui, je vous enlève une partie de vous'. Euh, effectivement, je l'avais pas vu comme ça...Et d'enchaîner sur un ton triomphal : 'hé bien voilà, vous aurez vécu votre première fois avec moi!'.
Et là je me suis retenue d'éclater de rire. Je suis sensée en garder un souvenir ému? Le raconter dans mon journal intime? 'Cher journal, aujourd'hui, il m'est arrivé un truc de ouf : j'me suis fait épiler la moustache! Trop d'émotion!!'
Une nouvelle page se tourne, et sans passe-montagne. Merci Anne :)
dimanche 14 février 2016
dimanche 7 février 2016
Princesse un jour, bonniche toujours
Bon être une femme en 2016 en France, c'est plutôt une chance : on pourrait se faire tripoter dans un bus en Inde et plus si affinités, genre violées et assassinées par une bande de brutes qui ne voient pas où est le problème.
Mais notre vie n'en est pas simple pour autant : c'est quoi être une femme libre? C'était le sujet de dissert' du week-end avec mes copines. Et quel est le prix à payer? Car je vous le dis, l'addition est salée. Il faut se battre pour se faire respecter au boulot, par nos mecs, par nos enfants, par la société en général.
C'est un combat de tous les instants car si la liberté et l'autonomie des femmes a - et continue - de progresser, il n'en demeure pas moins qu'on finit souvent par nous reléguer au second plan : au final, une femme qui fait carrière c'est bien, mais ça reste un caprice de sa part, un choix qu'elle fait à ses risques et périls et qui l'éloigne de sa raison d'être : une mère et une épouse, au service de sa famille. Et oui les filles, c'est comme ça. Il y a fatalement un moment où même si tu es bac+12, tu devras choisir entre ton job et ta promo. Ou on choisira pour toi. 'Vous êtes très compétente Micheline, mais avec vos responsabilités familiales, nous pensons que vous n'avez pas la disponibilité nécessaire pour ce poste'. De la même façon, tes problèmes de boulot n'intéressent que modérément ton entourage : ils seront toujours moins importants que ceux de ton mec, qui a un vrai métier, lui. Il n'est plus seul à bosser et bien content de profiter de ton 'salaire d'appoint'? Il ne l'avouera jamais, même sous la torture. Ta belle-mère non plus.
C'est éreintant de lutter en permanence sur tous les fronts. Alors moi aussi, j'avoue, je me suis laissée aller parfois à rêver à une vie moins stressante. À presque tomber dans le piège tendu par un conjoint compatissant : 'Et si t'arrêtais de bosser? Tu pourrais t'occuper des enfants, ils seraient contents (warning 'culpabilisation') et on aurait une vie plus cool ( warning 'tu te taperais toutes les merdes administratives pendant que j'irai jouer les héros au boulot').
Et c'est vrai que parfois, on laisserait bien tomber : aller chercher les mômes le midi, les récupérer à 16h30 peinarde au lieu de rentrer hystérique du boulot à 20h30, après tout est-ce que ça vaut vraiment le coup qu'on s'emmerde au nom de notre sacro-sainte indépendance? Et bien mesdames, la réponse est (un grand) OUI!
Ce post m'est en fait fortement inspiré par une phrase que j'ai entendu récemment lors d'un débat télévisé dont le thème était un truc du genre 'Qu'est-ce qui peut inciter des gamins français à partir pour l'Eldorado syrien?'
En dehors de la soif d'absolu d'un ado lamba qui pense partir faire de l'humanitaire, une des intervenantes a fait un commentaire très intéressant en parlant spécifiquement des filles : chez Daesh, on sait où on va, les rôles sont clairement définis, c'est le moins qu'on puisse dire: tu arrives, on te marie, tu fais des mômes et tu sors plus de chez toi. Si ton mari meurt, on t'en trouve un autre, no soucy. Et basta jusqu'à ce que mort s'ensuive. Voilà c'est facile, pas besoin de réfléchir.
L'intervenante disait que la perspective d'une vie toute tracée pouvait être attirante pour une jeune fille à un moment de sa vie. Et le pire, c'est qu'elle a raison (sur l'analyse du problème). Parce que la vie d'une femme 'libre', c'est aussi ça : faire des études, choisir un job, s'accrocher jusqu'à se prendre le plafond de verre sur la tronche, choisir un mec (le bon de préférence), essayer de faire des enfants dans tout ça, et se battre pour avoir droit à un week-end entre copines tous les 5 ans sans passer pour un mère indigne. Puis divorcer, se fighter avec son ex (qui n'était pas le bon finalement), refaire sa vie en se cognant une famille recomposée...bref, pas facile tous les jours.
La liberté c'est faire des choix, et parfois, quand on a un peu la flemme ou qu'on est pas suffisamment armée, trop de choix tue le choix. Et on a toujours cette bonne vieille option qui nous tend les bras : rester à la maison. Et quand tu réalises que tu vas finir aigrie à 1000% de ne t'être jamais réalisée seule à un moment de sa vie, il est trop tard: tu ne sortiras plus de ta cage.
Alors même si c'est chiant de se taper un boulot pas toujours excitant et un patron aigri, de ne pas faire des blanquettes de veau sans gluten à ses mômes le midi et de rentrer le soir parfois super pénible à en oublier d'être le soleil et le pilier de la maisonnée...Il ne faut jamais, jamais lâcher.
dimanche 24 janvier 2016
FUCK 2015
C'est tout ce que j'ai à dire : Fuck 2015, welcome 2016 (?).
Après une année pénible pour beaucoup, le passage à la nouvelle année fut plus que jamais synonyme d'espoir. Espoir de se réveiller le 1er janvier avec 10 kgs de moins, un patron décédé, des enfants agréables et un conjoint sympathique. Hé hé. Autant dire que le miracle n'a pas eu lieu, évidemment.
Donc j'ai tout de même mis un petit bémol au 'welcome 2016' car après avoir seriné avec toutes mes copines que '2016 ne pourrait pas être pire que 2015', je me dis restons prudents : Il reste toujours Daesh, Ebola, et le come back de Jean-François Coppé, c'est pas gagné.
Mais je suis une incorrigible optimiste : après s'être mortellement gavée pendant les fêtes de fin d'année et avoir repris le chemin du bureau avec une allégresse tout feinte, je reprends du poil de la bête : il neige (enfin Noël, youpi!), les jours rallongent et pas l'ombre d'un attentat depuis au moins 10 jours...J'AI LA PATATE!!
Allez, une super année 2016 à tous! (on y croit...:))
mardi 30 juin 2015
Alerte canicule : on va tous mourir
On ne parle que de ça : nous allons avoir 3 jours de beau temps consécutifs sur la France, tous nos spécialistes météo sont en alerte maximale.
Au 13h de France 2, la rédac' est au taquet sur le dossier 'Canicule'. Comme tous les ans depuis 2003, on nous distille les conseils de survie : on ne fait pas son jogging la clope à la bouche en plein cagnard, et on coupe son rosé pamp' avec de l'eau. Attention, contrairement aux idées reçues, il ne faut pas abuser de la flotte. Selon un toubib que j' ai entendu à la radio, s'il faut hydrater les personnes âgées pour éviter de les retrouver format fruit sec, il ne faut pas les forcer à avaler 2 litres par jour : on risque de les noyer (véridique). Ce serait dommage que Mémé Raymonde décède d'une overdose de Vittel.
Dans cette situation extrême, c'est important d'avoir les témoignages des envoyés spéciaux au front : Direct dans un parc à Poitiers, avec gros plan sur des gamins les pieds dans la fontaine, reportage au Foyer du Romarin, où l'activité gym douce a été remplacée par la chorale...On termine sur des scènes de panique dans les grandes surfaces : on s'arrache les ventilateurs et on fait témoigner les clients 'ha oui c'est sur y fait chaud'.
Il y a même un 'Numero Canicule' à dispo du public: 'Allo, j'ai chaud!' 'hé ben buvez madame'.
Et ce n'est le début. Bientôt, l'insupportable Catherine Laborde devrait s'alarmer du niveau des nappes phréatiques, un classique.
BON : On pourrait pas aussi se dire que ça fait du bien d'avoir un peu chaud en été?!! Qu'on est trooop contents de se balader les jambes à l'air et de sortir nos tongs?
En même temps, c'est pas la canicule qui signale le début de l' été. Non, c'est la première diffusion de Fort Boyard :).
mardi 16 juin 2015
Les Reines du Bitching
Après VOICI, les Reines du Shopping : vous allez vous dire que je fais dans le culturel le week end...
Alors c'est pas une émission qui va changer la face du monde - loin s'en faut - mais je me délecte de cette ambiance 'girly' voire 'bitchy' : pour les non initiées, 5 nanas doivent réaliser un shopping 'parfait' avec un thème et un budget imposé : 'dîner en amoureux', 'baptême de la grand-mère', 'chic sans talons', bref d'épineux défis fashion relevés plus ou moins haut la main par nos aspirantes au titre suprême.
C'est sur M6, donc le casting est savamment dosé : De la jeune, de la vieille, de la bourgeoise et ma préférée, la toujours fringante cagole Niçoise, avec ses cheveux platine et son maquillage rose nacré. Tout pour un bon choc des cultures.
Chaque candidate présente son univers et son 'staïle', et la poilade commence : Dressings blindés de jupes moulantes motif leopard, festival de pompes vulgaires, maquillage permanent...que du lourd. Puis on passe au massacre en règle de la candidate du jour par ses rivales toutes convaincues d'être chacune l'unique détentrice du bon goût : 'elle est boudinée dans sa robe', 'le turquoise lui va pas au teint', 'elle est trop vieille pour porter ça', bla bla bla. On a parfois droit à un détail chic, comme cette cougar assumée qui ne porte pas de culotte! Le shopping se termine par une 'mise en beauté', souvent synonyme de choucroute laquée ou boucles has-been et maquillage à la truelle. Pourtant aguerrie, Christina est parfois médusée par l'audace de ses candidates : 'la mini jupe moulante à 48 ans c'est pas possible ma chérie!!'.
Je me moque mais j'aime bien, parce qu'il y a des ingrédients inhérents à la vie d'une femme, quel que soit son âge : des fringues et des copines à critiquer, sport national de toute nana qui se respecte. On a toutes passé de délicieuses soirées à gossiper sur Machine qui a grossi et truc qui s'est fait une coupe de cheveux à chier, pour dire le contraire lendemain sans sourciller. Voilà un truc que les hommes ne comprennent pas, savent pas ce qu'ils ratent...
Alors c'est pas une émission qui va changer la face du monde - loin s'en faut - mais je me délecte de cette ambiance 'girly' voire 'bitchy' : pour les non initiées, 5 nanas doivent réaliser un shopping 'parfait' avec un thème et un budget imposé : 'dîner en amoureux', 'baptême de la grand-mère', 'chic sans talons', bref d'épineux défis fashion relevés plus ou moins haut la main par nos aspirantes au titre suprême.
C'est sur M6, donc le casting est savamment dosé : De la jeune, de la vieille, de la bourgeoise et ma préférée, la toujours fringante cagole Niçoise, avec ses cheveux platine et son maquillage rose nacré. Tout pour un bon choc des cultures.
Chaque candidate présente son univers et son 'staïle', et la poilade commence : Dressings blindés de jupes moulantes motif leopard, festival de pompes vulgaires, maquillage permanent...que du lourd. Puis on passe au massacre en règle de la candidate du jour par ses rivales toutes convaincues d'être chacune l'unique détentrice du bon goût : 'elle est boudinée dans sa robe', 'le turquoise lui va pas au teint', 'elle est trop vieille pour porter ça', bla bla bla. On a parfois droit à un détail chic, comme cette cougar assumée qui ne porte pas de culotte! Le shopping se termine par une 'mise en beauté', souvent synonyme de choucroute laquée ou boucles has-been et maquillage à la truelle. Pourtant aguerrie, Christina est parfois médusée par l'audace de ses candidates : 'la mini jupe moulante à 48 ans c'est pas possible ma chérie!!'.
Je me moque mais j'aime bien, parce qu'il y a des ingrédients inhérents à la vie d'une femme, quel que soit son âge : des fringues et des copines à critiquer, sport national de toute nana qui se respecte. On a toutes passé de délicieuses soirées à gossiper sur Machine qui a grossi et truc qui s'est fait une coupe de cheveux à chier, pour dire le contraire lendemain sans sourciller. Voilà un truc que les hommes ne comprennent pas, savent pas ce qu'ils ratent...
samedi 7 mars 2015
Nan, je lis pas VOICI
Il y a des trucs socialement inacceptables, qui vous casent illico-presto dans la catégorie beauf infréquentable. La lecture de VOICI en fait partie, je me le disais encore ce matin.
Comme tous les samedis, je suis en mode 'off' et j'achète avec plaisir mon VOICI. J'aime ce petit moment du début de week end, ou mon corps - et mon cerveau - sont au repos.
Mais alors que la serveuse du café dans lequel je me suis posée me demande ce que je veux boire, je me vois en train de retourner fébrilement le mag. Car comme 90% des gens, même sous la torture, je nierai: moi, lire ce torchon? Jamaaaais, ou alors chez le coiffeur, hein, comme tout le monde...
Mais le fait est que VOICI, ça m'éclate : je lis pas les articles, souvent franchement mauvais - 'Jenifer reprend son plus beau rôle, celui de Maman', mais j'aime bien les légendes vachardes des photos, et les articles genre 'les stars avant/après la chirurgie esthétique'. Parce que OUI, j'avoue, ça me fait plaisir que Beyoncé ait des boutons sur la gueule avant d'être photoshoppée. Je sais, c'est con, ça changera rien au fait qu'elle a une vie méga plus intéressante que la mienne, mais juste ça donne une sensation de proximité (relative). On peut même fantasmer : Peut-être que si on s'était fait refaire le pif et les dents, comme Blake Lively, on aurait une carrière de ouf.
Donc personne ne lit VOICI. Dans la même veine, personne n'écoute jamais de musique 'mainstream'. Ça me fait toujours marrer de voir les - fausses - playlists des pipeules, qui n'écoute apparemment que des trucs improbables et surtout méconnus du grand public :
'Et vous, Machine, vous écoutez quoi en ce moment?'
'J'adore Hyyglügolfil, un groupe Islandais de métal classique. Un ami m'a aussi fait découvrir les PreppyGirls, un groupe de triplées malgaches qui fait une électro-pop-soul qui déchire'.
Bref, personne n'écoute jamais Rihanna ou Madonna, non non non, trop facile.
Vraiment ça me fatigue, ces petits snobismes ridicules si répandus en France. C'est pas si grave de lire un truc pas super stimulant intellectuellement, ou d'écouter le bon gros tube dance du moment après une semaine de boulot acharné. Moi ça me fait l'effet d'une soirée entre copines : on raconte des conneries, on échange les derniers gossips, on se marre bien et on rentre chez soi détendue. Mais on a pas résolu le conflit israelo-palestinien, je vous l'accorde.
Alors pour continuer à briller en société, faites comme les stars et les bobos : inventez-vous des listes de lectures bidons ('je suis sur le dernier Nobel, bouleversant), ça devrait suffire pour meubler les minutes 'culturelles' des dîners en ville.
Vous pourrez ainsi continuer à acheter VOICI en loucedé le samedi. Le tout étant de de ne pas se faire prendre la main dans le sac et donc se taper une honte internationale : 'heu c'est pas pour moi, c'est pour ma grand-mère, hin hin'. Mon conseil : le glisser dans un mag sérieux type 'Le Monde 2', au cas où vous rencontreriez votre patron (qui lui-même a l'Equipe glissée dans son Figaro).
Bonne détente des neurones à tous...
samedi 10 janvier 2015
JE SUIS CHARLIE...et les sourcils de Kim Kardashian.
Paris, le 07 janvier 2015 : Charlie Hebdo est attaqué, et un monde s'écroule.
Le mien, et celui de millions de français. S'ensuivent des heures de choc, de questionnement, de kilomètres de chaînes d'info en continu. Et dans ce contexte épouvantable, je tombe sur un tweet de elle.fr : Kim Kardashian a changé de sourcils. C'est surréaliste : parce qu'à un moment, on s'est préoccupés de ça?? Parce que le changement de la ligne de sourcils de Kim Kardashian peut faire le tour des réseaux sociaux du monde entier, tout comme le slogan 'JE SUIS CHARLIE'? Consternation abyssale (je trouve pas les mots, ceux-ci feront l'affaire).
Je ne lisais pas Charlie Hebdo parce que je prenais leur présence pour argent comptant, comme une évidence. Ils étaient là, Cabu et Wolinski étaient juste parfaitement immortels, on avait des trésors nationaux sans le savoir, sans réaliser à quel point ces mecs étaient précieux pour nous. J'avais sous-estimé les problèmes qu'ils rencontraient et les attaques dont ils faisaient l'objet, comme l'a dit Jeannette Bougrab lors de sa si émouvante interview sur BFMTV. On a regardé la liberté d'expression se faire grignoter tous les jours sans s'émouvoir, parce qu'on ne s'en préoccupait pas plus que ça, dans le fond.
Maintenant voilà : la liberté d'expression n'est plus un vague concept, c'est un combat. Comme l'éducation, l'avortement, la lutte contre les inégalités. Et qu'on a l'impression d'être à un tournant : soit le monde tend vers plus de lumière, soit il sombre dans l'obscurantisme. Unissons-nous. Avant que le monde ne se remette à tourner autour des sourcils/fesses d'une poufiasse sans intérêt.
jeudi 1 janvier 2015
Happy New Year!
Voilà, ça, c'est fait! 1er janvier, on en a terminé avec les fiestas imposées et le tunnel de bouffe qui nous mène de Noël au Jour de l'an. Bon on va encore se fader quelques micro-trottoirs sur les bonnes résolutions pour 2015 (j'arrête de fumer et je fais du sport) mais dans une semaine max, ce sera 'business as usual'...et une overdose de frangipane.
Au lieu de se souhaiter des conneries genre 'la santé et pleins de beaux projets pour toi et ta famille', soyons concrets : je vous souhaite à tous moins de connards en tous genres sur votre chemin, un peu plus de joie et de légèreté, et surtout, un VRAI recul de la connerie qui a dominé le monde en 2014: plus d'éducation , de liberté, d'ouverture d'esprit, et du respect pour toutes les femmes du monde, bordel!!
"Learn from yesterday, live for today, hope for tomorrow." — Albert Einstein
On a qu'à essayer ça. Bonne année :)
lundi 17 novembre 2014
The French Woman Style
C'est LA tendance sociétale du moment, le sujet de moults bouquins et articles 'worlwide':
Elle mange mais ne grossit pas, s'habille chic, élève ses 3 mômes en travaillant à plein temps dans la zénitude la plus totale...mais qui est la Femme Française? Décryptage.
1er élément du mythe : La Fêêêmme Française vit à Périgueux. Nan j'déconne. La F.F est parisienne, bien sûr. A périgueux, y a pas de fêêêmme française, y a que du boudin provincial mal fagoté. La F.F est une grande tige brune, une fausse belle cachée sous sa frange : Caroline de Maigret, Lou Doillon, Ines de la Fressange. Elle fait partie de l'aristocratie du show-biz, et trimballe son style savamment négligé dans les soirées branchouilles.
La F.F est naturellement mince. Pffff...qui n'a pas éventé le stratagème d'une copine qui se la joue 'j'mange tout c'que j'veux mais j'grossis pas'. La vérité : la F.F se nourrit exclusivement de brocolis vapeur, et fait un petit footing de 30 bornes dès qu'elle avale un carré de chocolat (qu'elle a avalé d'un air faussement jovial en clamant 'j'adooooore le chocolat!!' pour faire genre.)
La F.F a du style sans en avoir l'air. Son look de base : trench coat, jean taille haute et stan smith. Son fashion statement : 'je mixe du H&M et du Chanel'. Et contrairement à nos amies anglaises (que j'aime), la F.F le sait : pas besoin de se ripoliner la face et de sortir en nuisette vulgos pour être sexy.
Last but not least : La F.F a un job cool : elle est vaguement mannequin-dj-organisatrice de soirée VIP, elle dessine des t-shirts pour des marques pointues et surtout 'elle voyage beaucoup'. Elle aime la simplicité et les basiques (le cachemire, les produits bio) est vaguement écolo 'mais j'avoue, je prends des bains, ouh la la c'est mal'.
Alors je suis désolée pour toutes ces américaines qui se creusent le citron pour percer notre secret (ben ouais, j'suis française quoi merde):
C'est vrai, on a la classe internationale, mais voilà, ça s'explique pas. (Et vlan. Humour, hein;))
lundi 27 octobre 2014
Annonce recrutement
A force d'écumer les sites d'annonces de jobs à différentes périodes de ma trépidante vie professionnelle, j'ai fini par faire une petite synthèse des demandes. L'annonce 'lambda', ça donnerait ça:
Entreprise innovante en pleine croissance recherche son Responsable Marketting (avec 2 'tt', vu tout récemment sur un site).
Entreprise innovante en pleine croissance recherche son Responsable Marketting (avec 2 'tt', vu tout récemment sur un site).
Profil du candidat recherché:
Tu es un mec, dans les 30 piges, genre Arnaud Dupont, diplômé d'une école de commerce. A compétences égales et à moindre salaire, ce poste est ouvert aux femmes.
Tu as 14 ans et 8 ans d'expérience en marketing - tu as également de solides compétences en comptabilité et maçonnerie. Trilingue (anglais/Chinois/Uzbekh, une autre langue serait un plus),'vous savez travailler en mode projet' (= tu fais tout en même temps, pour tout de suite) et 'savez gérer la pression' (t'en prendre plein la gueule sans broncher).
Si tu es une senior sur le marché de l'emploi (25 ans) au mieux tu es stérile (un certificat médical vous sera demandé, on est jamais trop prudent), au pire volontaire pour adhérer au programme de congélation de tes ovocytes imposé proposé par l'entreprise. Tu pourras ainsi te consacrer à ta carrière, puis envisager une maternité sereine à 60 ans, et profiter pleinement de tes enfants pendant les 10 ans qu'il te reste à vivre.
Qualités requises:
Tu as Zéro sens de l'humour, aucun sens critique et pas de vie perso. Tu es corvéable à merci, les places sont chères.
Merci d'envoyer votre CV, photo (moches s'abstenir) et prétentions salariales (pas la peine de t'emballer, tu seras déçu(e)).
Vous avez envie d'intégrer une entreprise à taille humaine? Rejoignez-nous!
CDD de 15 jours, à pourvoir immédiatement.
dimanche 7 septembre 2014
Rentrée fashion : liste de mes non-envies
Cheveux, looks...tous les conseils à ne pas suivre en cette rentrée fashion!
Le chignon-tresse : 2 mots qui font peur et font instantanément penser à une vieille petite fille. Alors les 2 concepts associés, c'est du lourd. J'ai vu pire dans le ELLE de cette semaine : le chignon-Minnie, qui consiste à se faire un gros noeud sur la tête, façon Minnie, égérie Disney. Le jour où je sors comme ça, j'espère avoir des amies sincères qui m'enverront en rehab direct.
Le head-band : Comment ce truc ridicule arrive-t'il à perdurer dans la rubrique 'Les indispensables' de mes magazines préférés? Y a un truc qui m'échappe.
Le tailleur-short : Soi-disant la bonne tenue pour aller au bureau à la rentrée. Genre le haut est au boulot, le bas en vacances. Juste, on va pas au bureau en short.
Le cropped-top : J'ai eu ma période 'cropped-top', époque Madonna 'Like a virgin' (hééé oui). Il y a 25 ans, et c'était déjà non-autorisé aux plus de 15 ans.
Les imprimés : feuillages, fleurs, pois, rayures...et le fameux mix-and-match pour mélanger tout ça. J'ai mal aux yeux.
La maille chaussette : Vu dans tous les mags de septembre, le retour de la maille. On est presque en automne, jusque là, c'est normal. La nouveauté 2014, c'est le total look maille! Hmmm, l'exquise sensation du pantalon qui gratte, la silhouette de folaïe qu'on a dans son fute en mohair...La blague.
Alors que les journalistes modes n'hésitent pas sur le combo tailleur en maille + chignon-Minnie, elles nous enjoignent la prudence sur des concepts plus fous, genre porter un sac blanc en hiver. Oui mes amies, toujours dans le ELLE de cette semaine, l'auteur de l'article 'Facile le style!' (!!) nous le dit : 'Le sac blanc en hiver, cela peut sembler fou'.
J'ai choisi mon camp : je cours m'acheter un sac blanc pour avoir l'air totalement crazy cet hiver.
P.S : J'allais oublier! La cape. Comme tous les ans, c'est non.
dimanche 24 août 2014
Résiste...Prouve que tu existes...!
Duflot, Mélenchon...ces personnalités qui n'existent que dans la polémique et qui ne craignent qu'une chose : le vide et l'absence médiatique.
Bouquin qui dégueule sur Hollande pour Duflot, hurlements contre la terre entière de Mélenchon...ils apportent quoi au juste, ces gens?
Duflot fracasse Hollande : Il est pas bon, elle l'aime pas, bon. Merci Cécile, pour cette analyse pointue du début de quinquennat. Si c'est pour nous dire ça qu'elle a voulu 'retrouver sa liberté de parole' et qu'elle a refusé ZE super ministère de l'écologie au gouvernement...mouaich. Mais l'objectif est atteint je suppose, puisqu'elle fait parler d'elle en cette rentrée politique.
Le pénible Mélenchon, lui, 'prend du recul' de la vie politique, mais continue de cracher sa haine de Hollande, de la gauche de la droite...et globalement de tous les demeurés qui ne sont pas d'accord avec lui. Mélenchon, qui se retire, donc, mais qui s'aime trop pour s'avouer vaincu, et qui va fonder un autre mouvement, ce serait trop bête de gâcher un tel capital sympathie...
Mélenchon, tu nous fatigues, prends ta retraite, achètes toi une canne à pêche, et va gueuler sur les poissons le dimanche.
Mélenchon, tu nous fatigues, prends ta retraite, achètes toi une canne à pêche, et va gueuler sur les poissons le dimanche.
vendredi 15 août 2014
Pan, t'es mort!
Je suis effarée. La semaine dernière, lors d'une manif 'pro Gaza', comme on dit, un homme a été interpellé. Motif : il brandissait une kalachnikov au milieu de la foule.
Interrogé sur France Info, le cerveau de l'opération se justifie : oui il avait bien une arme, mais factice. Il voulait juste 'montrer ce qui se passe réellement à Gaza', les enfants morts, tout ça...C'était pour de faux, rhooo, si on peut plus rigoler!
La journaliste ne lui a pas demandé s'il trouvait son initiative intelligente. Le mec ne sera pas sanctionné, même pas une amende.
Moi ça m'interpelle grave: ça choque personne de voir des kalachnikov, même fausses, dans les rues de Paris?? C'est ça les manifs 'dans le calme et respectueuses de la démocratie'?
On dirait qu'on jouerait à la guerre...mais c'est pas un jeu la guerre, bordel!! C'est moi, où la bêtise et la haine sont en train d'envahir le monde en cet été 2014?
Parce qu'elle le vaut bien
Je me suis bien marrée l'autre soir, en regardant l'émission Complément d'Enquête sur Liliane Bettencourt.
Une fenêtre sur le monde méconnu (pour ma part) des riches, et des parasites qui leur tournent autour. On le sait, à un certain niveau de fortune, on a du mal à distinguer les vrais amis des pique-assiette. Mais on connait les histoires avec François-Marie Bannier et tutti quanti.
Non, ce qui m'a frappé, c'est la persistance dans ces milieux de certains comportements, cette condescendance propre aux ultra-blindés vis-à-vis de leur 'personnel'...qui en rajoute dans la lèche absolue en parlant avec dévotion de 'Madame'.
Condescendance intégrée par le journaliste, qui nous présente Martine, 'sa fidèle lingère'. Le capitaine Haddock avait son 'brave Nestor', Liliane Bettencourt, sa 'fidèle lingère'. Martine qui a de grands souvenirs de ses années passées au service de Madame, nous abreuve de témoignages touchants censés prouver la grande humanité de sa patronne : 'Si j'avais mal repassé une serviette, Madame me la faisait renvoyer avec un petit mot : 'Martine, le coin de la serviette n'est pas repassé, qu'en pensez-vous'? C'était adorable, hein.' 'Adorable'? WTF!? Et même, Madame lui offrait des produits l'Oréal à Noël. Quelle générosité.
Martine, à qui Liliane parle un jour des caprices de la destinée : ''Mais Martine, si votre papa avait inventé le shampoing, c'est vous qui seriez à ma place!'' Dieu merci, aujourd'hui c'est vous qui me cirez les pompes!(ok, ça c'est moi). J'a-do-re.
Intéressante, cette émission. Le journaliste introduit également le témoignage d'une amie, 'en immersion pendant 15 ans chez les riches'. Waouh, il s'est passé quoi après? elle a cramé sa couverture? Prise en flag' chez Lidl? Cette ancienne infiltrée est là pour nous dire à quel point Liliane travaillait dur pour entretenir l'héritage de papa. Héritage qui pèse parfois sur les épaules de la frêle jeune femme (j'aime assez ce style Arlequin). D'ailleurs le journaliste le dit : 'Liliane Bettencourt étouffe sous ses millions'.
Moi aussi, je veux en chier comme Liliane Bettencourt.
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